Kennel Club Belge et srsh

LE K.C.B.  et la S.R.S.H.

Une lettre que l’on trouva dans la ‘’Tribune libre’’ et qui donne à réflexions.

Pour rappel, le Kennel était en accord avec la S.R.S.H., mais celle-ci avait de bien drôles de façons de faire déjà à l’époque, c’est pourquoi le Kennel Club Belge n’a plus voulu être en accord avec elle et ça continue ainsi en 2020 car le fait qu’elle a pris le nom de notre Fédération et le mettre en anglais pose beaucoup de questions et à ce jour janvier 2020, le Kennel Club Belge a entamé une procédure au tribunal du commerce, affaire à suivre……

—Constatons que M.X…. avoue sans ambages, qu’en effet, il s’est toujours tenu du côté du manche.

Il ne nie pas non plus avoir engagé M.Z…à faire comme lui. Le tableau est ainsi complet et nous devons convenir que l’on ne saurait avoir davantage la coquetterie…du cynisme. Nous préférons quant à nous ‘’le côte’’ où nos actes peuvent être mis en parfait accord avec la raison, la conscience et l’esprit de justice et d’indépendance, et nous pensons que cela est plus conforme à notre dignité d’homme que de nous borner à ‘’hurler avec les loups’’ ou à ‘’’braire avec le premier…de Haan venu’’.

L’aveu de cette mentalité pathologique de M.X..nous met très à l’aise quant au choix qu’il convient de faire entre son démenti et les affirmations de ceux qui l’ont vu à l’œuvre. Nous le considérons comme nul et non avenu et inspiré sans doute par cet autre dicton, des plus commode aussi : ‘’Tout mauvais cas est niable ‘’, et qui orne probablement le même arsenal. Si nous sommes du reste, occupé de sa personnalité, qu’il veuille bien croire que c’est incidemment et parce que nous aimons à mettre un nom sur les faits que nous dénonçons. Celui dont nous avons parlé est répréhensible au premier chef et, si M.X…a été l’exécuteur bénévole, notre reproche d’improbité s’adresse surtout à ceux qui l’inspirèrent.

Ceci dit, examinons la lettre de M.X…

Il nous dit que la France possède depuis ‘’quelques années’’ un matériel dans lequel les chiens ne sont pas exposés à la chaîne. Il nous dénie la paternité de l’idée. Nous ne le revendiquons pas. L’ ‘’idée’’ est aussi vieille que le sport canin lui-même : elle germa dans le cerveau du premier constructeur professionnel d’installation de chenils.

Mais M.X…voudra bien admettre que ce fut le ‘’ jeune Kennel Club Belge ‘’ qui, le premier et, jusqu’à ce jour, le seul en Belgique, transforma l’ ‘’idée’’   en fait et dota le Sport canin belge d’un matériel dans lequel tout homme de bonne foi doit reconnaître un sincère effort vers le progrès. Il accomplit cet effort dès les premiers mois de son existence et dès la première exposition qu’il organisa. Il n’hésita pas, malgré toutes les difficultés qu’une opposition sectaire sema —et coutume à semer, pour sa plus grande honte — sur ses pas, à engloutir une somme considérable dans cette entreprise. Il avait conscience de ses devoirs de Société dirigeante et les événements prouvèrent qu’en les accomplissant il rendait aux exposants un service dont ils surent reconnaître l’importance. Que M.X…, et avec lui tous ceux qui partagent sa manière de voir les choses, comparent cette initiative à l’attitude de l’organisme qu’il prône ; de l’organisme qui, au moment où la France créa son matériel, avait déjà de longues années d’existence, un passé glorieux  et une brillante situation matérielle ‘’ — C’est notre correspondant qui l’assure – et qui, au cours des ‘’quelques années ‘’ que l’exemple lui fut offert ne sut rien voir, ne sut rien faire que s’endormir dans la routine et l’inertie et ne se décide, enfin à ‘’étudier ’’, à examiner l’opportunité  — il est grand comme un monde, ce mot — de suivre, à son tour, l’exemple ‘’ étranger ‘’ de la Société Centrale de France, que contraint et forcé par la généreuse initiative du Kennel Club Belge et la réprobation ‘’unanime ‘’ des éleveurs et exposants, qu’ils soient Kennelistes ou Saint-Hubertistes.

Il en sera de même pour toutes les autres initiatives que le Kennel Club Belge accumule vraiment depuis deux années et parmi lesquelles nous nous bornerons à citer la gratuité de l’inscription des noms de chiens au Livre des Origines Belge, la création d’un certificat de prix signé par les juges, la réduction de la durée des expositions à deux jours et la transformation radicale du classement des chiens.

Que peuvent opposer à cela les thuriféraires du côté ‘’manche ‘’ ? A part quelques modifications douteuses et toutes ‘’ en façade ‘’ des réglementations anciennes, subies sous la poussée de l’ancienne Fédération. C’est le vide absolu. L’entêtement le plus décevant dans des méthodes et des idées d’un autre âge. M.X… croit intéressant de nous apprendre qu’il y a vingt-cinq ans qu’il commença d’importer des chiens d’Angleterre. Qu’en a-t-il fait ? Qu’a-t-il produit ? Où sont les descendants de ces importations sensationnelles et dont les badauds de l’époque subirent sans doute aussi le bluff ? Que fait-il de ses deux bloodhounds dont l’importation — très intéressante, du reste —‘’ à coups de banknotes ‘’, fut annoncée avec fracas dans tous les journaux sportifs, qu’il promène d’exposition en exposition, qu’il exhibe même comme attraction spéciale dans des concours de Races nationales où ils n’ont que faire et dont il finira bien, comme Alcibiade, par couper la queue, afin que plus de bruit encore se fasse autour d’eux… et de leur importateur, mais dont il refuse la saillie sous prétexte que s’il les a achetés, c’est pour son plaisir personnel. Quel service cela rend-t-il au Sport et à l’Elevage ?

De même, depuis vingt-huit années, la S.R.S.H. prétend ‘’ diriger ‘’ le Sport canin en Belgique…de la façon que l’on sait et que nous préciserons dans un très prochain article pour l’édification de ceux qui en sont les dupes et les victimes. Nous avons, quant à nous, la fierté de ne pas nous payer de mots.

   Ce n’est pas la mesure du temps que nous entendons appliquer à la vie des hommes pas plus qu’à la vie des groupements humains mais bien la mesure de leur puissance productrice, de la fécondité de leur cerveau et de leurs initiatives, de l’épanouissement de leurs œuvres par le probe effort d’un travail généreusement prodigué et qui seul fait lever les moissons de l’avenir.

Le Kennel Club Belge peut jeter avec orgueil un regard en arrière, sur l’étape parcourue : il a balayé de sa route, les ronces qui l’obstruaient ; il a semée de réformes dont les fruits muriront au beau soleil de la liberté et du progrès. Il n’a rien à envier de personne ni à craindre de personne et il suivra glorieusement jusqu’au bout la voie que sa conscience lui a tracée.

Cette manière de ‘’ diriger le Sport canin en Belgique ‘’ nous semble beaucoup plus utile, plus durable et surtout plus effective que celle qui tient exclusivement dans les papiers et des conventions. Elle est certes plus enorgueillissante que celle qui inflige à la Cynophilie belge la honte d’un appel à l’étranger pour aider l’écrasement chimérique d’une œuvre vraiment nationale, dont la seule ambition tient toute entière dans la réalisation d’un programme d’émancipation et de progrès, et à l’étouffement d’un mouvement de rénovation suffisamment puissant et général pour balayer tout ce qui espère lui faire obstacle.

Et si nous appliquons notre système de mesure de la vie au Kennel Club Belge et à la S.R.S.H., nous devons forcément conclure que ce n’est point celle-ci qui est arrivée au plus haut degré de virilité, de fécondité et de maturité, parce que le Kennel Club Belge a plus ‘’ vécu ‘’ pendant ses deux années d’ ‘’existence ‘’ que la S.R….pendant son quart de siècle de ‘’végétation ‘’

G.Oortmeyer