Une question d’éducation !

Gentillesse, disponibilité et fidélité sont autant de qualités que nous attendons de nos animaux. Il en existe une autre, primordiale pour une cohabitation harmonieuse avec nos chiens : la propreté.

Des situations difficiles.

Moquette tachée, odeur nauséabonde dans la maison, fauteuils souillé….Même si notre niveau de tolérance est proportionnel à l’amour que nous portons à notre chien, ces situations fréquemment rencontrées avec un animal qui n’est pas propre sont difficiles à accepter !

Jusqu’à l’âge de deux semaines, le chiot fait ses besoins grâce à un réflexe provoqué lorsque la mère lèche sa région anale. Après cette période, il se soulage tout seul, spontanément.

Les chiens sont conditionnés à faire leurs besoins là où ils perçoivent les odeurs de leurs précédentes déjections. Ce phénomène permet aux animaux de toujours maintenir leur tanière propre : en effet, dès trois semaines, les petits sortent de leur abri pour éliminer urines et fèces. Le rôle du propriétaire est donc de faire assimiler l’ensemble de la maison à une tanière, pour que le chien ne fasse ses besoins qu’à l’extérieur.

Des habitudes à connaître

Pour pouvoir inculquer à son chiot les règles de la propreté, il faut d’abord connaître ses habitudes. Le chiot se soulage en général après ses repas (qui doivent être donnés selon un horaire régulier), ses moments de repos et ses jeux. Il déambule le nez au sol à la recherche d’un endroit imprégné des odeurs de déjections. A ces moments, il convient donc de l’emmener à l’extérieur de l’habitation, mais, quand on sait que le chiot fait ses besoins toutes les heures durant la journée et touts les trois-quatre heures pendant la nuit, il va sans dire que cela demande une grande disponibilité ! Pour éviter les mauvaises surprises le matin, la meilleure solution consiste à laisser le chiot dormir dans la chambre. On entend alors ses pleurs et l’on peut sortir de son lit pour l’emmener à l’extérieur.

En pratique

Jusqu’à l’âge de deux mois, le chiot doit être autorisé à faire ses besoins à l’intérieur, mais uniquement dans ses ‘’toilettes’’. Ces lieux, constitués par exemple d’un grand bac à litière pour chat, doivent être éloignés d’au moins un mètre de la zone de repos. Lorsque l’on n’est pas chez soi, il faut limiter l’espace disponible pour le chiot. Quand il en éprouvera le besoin, il retrouvera ainsi facilement la zone appropriée. Quand on est présent, il faut être attentif aux signes de besoin imminent (renifler le sol, position de défécation) et porter immédiatement le chiot à ses toilettes s’il ne s’y trouve pas !

Ensuite, avant d’atteindre l’âge de trois mois et demi, le chiot doit apprendre à faire ses besoins à l’extérieur. On doit alors le sortir le plus souvent possible, et le récompenser quand il se soulage dehors. On attend qu’il ait fait ses besoins avant de le promener ou de jouer.

En cas d’accident

Si malgré toutes ces précautions, le chien s’oublie dans la maison, il est important de savoir que la punition est inutile si elle n’est pas donnée au moment même du délit. Si on se fâche après, l’animal ne fera pas le lien et ne comprendra pas pourquoi on le réprimande ! Dans une telle situation, on nettoie les saletés en l’absence du chien, pour qu’il ne s’aperçoive pas cet acte comme un moyen d’attirer l’attention. On met les déjections dans ses toilettes ou dehors pour marquer ces endroits de leur odeur caractéristique. Le chien les prendra comme repère pour ses prochains besoins.

Enfin, si des problèmes de propreté persistent, il faut s’assurer que l’animal n’est pas malade : diarrhée, cystite, incontinence et troubles du comportement peuvent en effet provoquer des ‘’oublis’’ à l’intérieur, contre lesquels la meilleure volonté du petit compagnon ne peut rien.

APEI ;

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